Le Conseil Communal du 18 décembre à validé le budget pour l’année 2026. Celui-ci marque un tournant clair : celui d’une gestion lucide, responsable et courageuse, construite dans un contexte difficile hérité des déséquilibres structurels accumulés les années précédentes.
2026 : un budget solide, maîtrisé et orienté vers l’essentiel
Malgré les incertitudes liées à la réforme du chômage de longue durée et à un environnement financier tendu, l’intervention communale en faveur du CPAS reste stable à 3,888 millions d’euros. Cette stabilité est d’autant plus remarquable que la cotisation de responsabilisation diminue de 160.000 €, ce qui signifie, en réalité, un effort communal accru pour soutenir les missions sociales du CPAS. Cette augmentation réelle se traduit notamment par un renforcement clair de l’aide sociale (+440.000 € par rapport à 2025), démontrant que la solidarité reste une priorité politique forte.
Sur le plan communal, le budget 2026 poursuit une stratégie cohérente :
- Recettes en hausse (+2,4 %)
- Dépenses strictement contrôlées
- Refus assumé d’augmenter les impôts locaux, malgré les recommandations de l’administration
Les taux IPP et PRI sont maintenus à 8,2 % et 2.570 centimes, conformément aux engagements pris.
Enfin, les décisions difficiles mais nécessaires en matière de subsides traduisent une volonté de réalisme budgétaire : chaque euro public doit être justifié, utile et équitable. La réduction ou suppression de certains subsides pour un total de 120.739 €. Cette réduction n’est pas idéologique, mais guidée par la nécessité de préserver l’équilibre financier sans pénaliser les citoyens par une hausse fiscale.
Le poids des erreurs passées et d’un manque de vision
Face à ces efforts, il faut regarder la réalité en face : le déficit structurel actuel est l’héritage direct des choix antérieurs et des investissements de la majorité précédente.
Alors que la commune était en voie de redressement, la découverte tardive d’un alourdissement anormal de la charge de la dette a brutalement aggravé la situation.
- La charge de la dette est passée de 10 % à 13,5 % des dépenses, révélant un manque criant de vision à long terme.
- En 2024, 650.000 € de provisions ont été utilisés pour équilibrer le budget.
- En 2025, ce chiffre est monté à 1.047.000 €.
- En 2026, malgré l’utilisation quasi totale des dernières provisions (912.000 €), un déficit de 364.000 € subsiste, preuve que le problème est structurel.
À cela s’ajoutent une série de dépenses mal maîtrisées ou inutiles :
- Trottoirs surdimensionnés rue Montgomery (plus de 100.000 € sur 20 ans)
- Rue Caremberg, réalisée contre l’avis des riverains
- Pistes cyclables inutilisées rue Fontaine à Louche
- Schlammage coûteux pour un bénéfice limité
- Absence de classement du château ayant empêché d’économiser jusqu’à 70 %
Des choix difficiles, mais salvateurs
La décision d’arrêter ou de geler certains projets emblématiques (Parvis de la gare, Petit Parc, Grand-Place, projet Équinoxe) et de réduire les subsides à hauteur de 120.000 € a permis d’éviter une situation financière bien plus critique encore. Ces choix, parfois impopulaires, ont été indispensables pour contenir le déficit et préserver l’avenir.
En un mot
Le budget 2026 n’est pas un budget de confort, mais un budget de responsabilité.
Il corrige les excès du passé, protège les citoyens d’une hausse d’impôts, renforce l’action sociale et pose les bases d’un rééquilibrage durable sur 2 à 3 ans.
Face aux erreurs du passé, 2026 fait le choix du courage, de la rigueur et de la transparence.
